Exposition d'hiver à la galerie, "Dans le fond(s), c'est bien !"
exposition d'hiver
Dans le
fond(s),
c'est bien !
Du 14 novembre 2007 au 13 janvier 2008
inauguration le samedi 17 novembre,
de 15 à 19 heures
avec des oeuvres puisées dans le fonds de la galerie, et déployées dans tous les espaces, inédites pour certaines et à redécouvrir pour d'autres,
Eduardo Arroyo, Bessompierre, Céleste Bollack, Jacques Bonnefon, Gui Boyer, Jacques Brianti, Henri Cabezos, Albert Chaminade, Alain Guy Clément, Loreto Corvalan, Jérôme Forsans, Pierre François, Emilie Guillot, Emmanuelle Hirsch,Brigitte Kühlewind Brennenstuhl, Roselyne Duchon,Jean Lafforgue, Laurent La Gamba, Bruno Laxague, Thierry Le Saëc, Bernard Lorjou, René Peyrou, Louis Quilici,Bernard Rancillac, Yvon Sauderais, Jacques Taris, Marie Thusseau, Jacques Tison, Christine Valcke, Jean Vidal, Aline Zanini...
ainsi que des oeuvres en dépôt de collections privées
ouverture du mercredi au vendredi de 15 à 18h15, le samedi et dimanche et fériés de 15 à 19 heures
Toulouse Jacques BRIANTI, novembre 2007
invitations Jacques Brianti
à Toulouse, du 10 au 30 novembre 2007
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La Librairie Ombres Blanches
a le plaisir de vous inviter
à une conférence – signature à l'occasion de la parution de la monographie
Jacques BRIANTI, l'oeuvre funambule
aux Editions Atlantica,
le samedi 10 novembre, à 17h30
animée par Alain (Georges) LEDUC, écrivain, critique d'art,
en présence de l'artiste, et de l'auteur, Sylvio BRIANTI.
Librairie Ombres Blanches – 50, rue Gambetta 31000 TOULOUSE
Téléphone : 05. 34. 45. 53. 34.
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La Maison Midi-Pyrénées
accueille le groupe Eurothermes
Présentation du groupe Eurothermes, et d'une action de mécénat
menée en 2006 autour de l'oeuvre de Jacques BRIANTI,
avec publication d'un catalogue qui a déclenché la monographie.
Une exposition de 40 oeuvres figurant dans le catalogue témoigne de cette initiative
vernissage le lundi 12 novembre, à 18h,
en présence de l'artiste et de M. Jean-Claude EBRARD,
Président d'Eurothermes
exposition du 12 au 17 novembre inclus
La Maison Midi-Pyrénées – 1, rue Rémusat 31000 TOULOUSE
Téléphone : 05. 34. 44. 18. 18.
exposition ouverte du lundi au samedi de 10 à 19 h.
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ESAV / Ecole Supérieure d'AudioVisuel
Université de Toulouse-Le Mirail
Daniel Filâtre, Président de l'Université Toulouse-Le Mirail
et Guy Chapouillié, Directeur de l'ESAV, école interne à l'Université,
ont le plaisir de vous inviter à la 22ème séance des Lundis de l'E.S.A.V.,
le lundi 12 novembre, à 20h30
Présentation et projection du film de Jacky TUJAGUE,
Jacques BRIANTI, Les peintres du ciel, peintres des utopies,
edité en DVD et produit par la CUMAV 65.
Deux films produits par l'E.S.A.V., concernant la réalisation
de 2 commandes publiques de l'artiste sur le site de l'Université
entre 1984 et 2000, seront également présentés.
A cette occasion, lancement de l'exposition de Jacques Brianti,
Les Chaises, 2005 / collages – photos – dessins
exposition du 12 au 30 novembre
E.S.A.V. – 56, rue du Taur 31000 TOULOUSE / Téléphone : 05. 61. 50. 46. 97.
exposition ouverte du lundi au vendredi de 9h à 18h.
Parution monographie Jacques BRIANTI, l'oeuvre funambule
Jacques Brianti, L'oeuvre funambule.
Editions Atlantica.
Pour la première fois, une monographie consacré à l'oeuvre de Jacques Brianti depuis ses débuts en 1960 à nos jours.
Avec, sur 200 pages en images, un choix chronologique dans les séries de peintures, les grandes expositions scénographiées, les créations monumentales et éphémères. Précédé d'un texte biographique et d'archives mettant en exergue l'originalité d'un parcours artistique nourri d'un engagement constant sur tous les terrains de la culture et d'une vision du monde attentive et sans concessions.
L'oeuvre de Jacques Brianti, depuis près de 45 ans, s'avère importante et multiformes.
Alain (Georges) Leduc la définissait parfaitement en titrant son entretien avec lui en 2006 pour le catalogue de l'exposition Les Peintres du Ciel à l'Abbaye de l'Escaladieu : "un artiste polymorphe".
Pour cette toute première approche monographique, la méthode et la démarche ne se fondent pas sur l'exhaustivité. Pas de catalogue raisonné donc, mais un voyage chronologique dans les oeuvres peintes depuis 1963, série par série.
C'est là une manière claire, par l'image, d'établir le fil conducteur d'un déjà long parcours. Et par conséquent de réfuter l'idée souvent affublée à Jacques Brianti d'une confusion supposée de son travail, à tel point que lui-même jusqu'alors s'en était persuadé !
Des séries peintes, pour bon nombre, inédites en exposition, ponctuées d'un choix de réalisations dans le travail collectif en général, les productions éphémères, et la sculpture monumentale, quand elles ont permis de nourrir et d'articuler (et vice-versa !) ses oeuvres d'atelier.
Sans oublier les trois grandes créations et expositions monumentales scénographiées de ces 20 dernières années qui font l'objet de cahiers spéciaux (Voyage à Pontormo / Blason d'un Corps / Les Peintres du Ciel).
L'oeuvre graphique et sur papier, d'une grande densité et menée en parallèle parfois de manière autonome des peintures, est écartée de ce parti pris qui devrait enfin éclairer utilement - et néanmoins agréablement ! - le lecteur sur cette oeuvre certes funambule mais rendue ainsi cohérente.
L'auteur
Documentaliste et muséographe de formation, Sylvio Brianti dirige la galerie L'Art en Stalles à Pouzac, près de Bagnères-de-Bigorre, qu'il a fondé 1998. Il a programmé là près de 50 expositions, et autant comme commissaire d'expositions pour des lieux extérieurs.
Des artistes principalement du grand Sud, même si ce n'est pas exclusif, tels que Pierre François, Gui Boyer, Jean Lafforgue, Brigitte Kühlewind, Jacques Taris, Thierry Le Saëc, Marie Thusseau, Jacques Tison, Bessompierre, Jacques Brianti bien sûr...
Mais aussi des expositions plus historiques et évènementielles : par fort intérêt, des artistes de la Figuration Narrative, Eduardo Arroyo, Bernard Rancillac, Christian Babou, Louis Quilici, Georges Detais et sa collection ; citons également Bernard Lorjou, Albert Chaminade, Henri Borde.
A ce titre, il écrit régulièrement textes et préfaces sur l'art et les artistes.
L'ouvrage est disponible en librairies. Dans ce cadre, plusieurs présentations, signatures et expositions sont prévues à cette occasion d'ici la fin de l'année, dans les Hautes-Pyrénées, Toulouse, et Pyrénées-Atlantiques, qui seront annoncées ici au fur et à mesure.
Jean LAFFORGUE
exposition, Le Carmel, Tarbes
du 3 au 29 septembre 2007
« Nature qui l'emporte sur culture est fruste, culture qui l'emporte sur nature est pédante » Confucius
Vous avez une drôle d'idée de me demander une présentation de l'oeuvre de notre ami Jean Lafforgue.
Songez-y, lors de la dernière Commission des Sites et Paysages, le 21 juin passé, je fus parmi les quatre ignorants, archaïques, insensibles à l'art contemporain, à l'art tout court, qui ont voté « non » au projet de la « Fondation pour l'art contemporain Louis Vuitton », située au coeur du Jardin d'Acclimatation. Le grand architecte américain Frank O. Gehry -celui du fameux Guggenheim de Bilbao- nous proposait un édifice-voilier ou iceberg dont la toiture, voiles ou nuages dominera bientôt les frondaisons du Bois de Boulogne.
Nous n'avons pas été plus attentifs à l'argument selon lequel cette nouvelle et prestigieuse création serait l'honneur d'une grande capitale.
Fi de l'art officiel, fi de l'art marchand !
Accepterions-nous de borner nos histoires de l'art aux mécénats religieux et aristocratiques d'autrefois, pour « reconnaître » aujourd'hui, aux deux sens étymologiques du terme, les seuls sponsorings des puissances financières ?
En 2004, le Musée du Quai Branly a acquis une statue Dogon, de « provenance inconnue » insistent les spécialistes maliens, pour la somme provocante de quatre millions d'Euros !
Nous refusons d'être aliénés par une émotion dépouillée de réflexion.
Il est des abstractions figuratives contre Nature quand, en toute simplicité, elles prétendent la recréer. Elles sont dès lors, l'expression d'un héritage culturel où dans ses droits de prédateur, l'homme demeure le « Roi de la Création ». Et ainsi de frôler les dangers du conventionnel kitsch.
Nous est-il possible, par des universels, d'objectiver les subjectivités et de penser des concepts esthétiques indépendants dans leur absolu, de la richesse des supports, des matériaux, des ressources et de l'ampleur des oeuvres d'art ?
Ainsi le travail de Jean Lafforgue m'inspire-t-il ces contours qui, par ailleurs, m'en approchent.
Ni critique d'art, moins encore spécialiste, je serais bien embarassé de porter des jugements de valeur, mais en revanche, je suis heureux de dire les raisons et de mon estime et de mon amitié.
Dans son travail, Jean Lafforgue, si on y réfléchit, son art est « contact et distance ».
Ses personnages, quand ils sont masques, et non point portraits, insiste-t-il, dans sa peinture alors des visages apparaissent. « Louis le Conquérant », ce buste d'un alpiniste renfrogné et volontaire, en vérité il narre une tragédie topique.
Il a, un temps, écouté les mystères de la germination avant de rencontrer ses jardiniers attentifs aux efforts de cette vie balbutiante.
Nous avons tous été convaincus par l'audace sereine de leur spiritualité domestique exprimée avec persévérance et pertinence dans l'oeuvre terrienne de Jean.
Ses paysages sont des espaces médités, médités car naguère parcourus, ils lui sont désormais inaccessibles. Terres profondes, essentielles et vastes, loin de tout onirisme, où la vie accapare souvent son étendue au ciel. Matière vivante, épaisse, vibrante, à la différence des grands à-plats lisses que les Nabis cernaient. Dans la spontanéité des ces amples développements, je sens les efforts de ses lentes et précieuses acquisitions immatérielles.
Chez Jean Lafforgue, le contact avec le réel est lointain à l'encontre de l'abstraction toujours présente et proche, présente même dans l'excellence figurative où alors cette distance s'éloigne d'une lecture aisée.
Peindre des idées ? Nourrir d'idées sa peinture ? Chez Jean Lafforgue ni représentation stéréotypée, moins encore des décors vides de sens
Heureux les peintres qui ont renouvelé l'art en inventant un style sans renoncer à la figuration, heureuse aussi l'abstraction qui transcende le réel sans le défigurer.
Encore une fois, grâce à Jean et à ses amis de L'Art en Stalles, savourons les bonheurs simples de nos provincialismes.
Patrice de Bellefon
« Toute théorie, Cher Ami est chose grise ; mais l'arbre d'or de la vie est verdoyante » Goethe
oeuvre en haut : Juin (8), acrylique sur toile, 30 x 24 cm, 2007

Juin (3), acrylique sur toile, 2006, 80 x 100 cm

Mars (2), acrylique sur toile, 2007, 100 x 80 cm

Octobre (7), acrylique sur toile, 2006, 80 x 100 cm
exposition organisée par la Ville de Tarbes,
ouverture du lundi au samedi, de 14h à 18h.
L'Art en Stalles dans le Gers
La galerie l'Art en Stalles a le plaisir de vous inviter
à une exposition
au lieu-dit Montiège
32220 SAINT-SOULAN (Lombez / Samatan)
du mercredi 1er au mercredi 15 août 2007
rencontre festive l'après-midi et soirée du mardi 7 août
Avec des oeuvres d'Eduardo Arroyo, Gui Boyer, Jacques Brianti, Pierre François, Emmanuelle Hirsch, Jean Lafforgue, Marie Thusseau
ouverture tous les jours de 14 à 19 heures, et sur RDV
ANIMAUX, exposition d'été de la galerie
exposition collective d'été
animaux
du 13 juin au 16 septembre 2007
avec des oeuvres pour la plupart inédites sur les animaux : les taureaux de Bessompierre, les chats de Gui Boyer, les oiseaux de Jacques Brianti, la vache et l'oie d'Alain Guy Clément, les animaux de compagnie de Loreto Corvalan, ceux oniriques et symboliques de Jérôme Forsans,les fossiles de Bruno Laxague, les vaches d'Emmanuelle Hirsch et de Jean Lafforgue, les cochons de Marie Thusseau, les chevaux d'Aline Zanini...
Mais aussi un certain nombre d'animaux divers et variés
puisés dans le fonds d'oeuvres d'artistes de la galerie :
Eduardo Arroyo, Bernard Lorjou, Yvon Sauderais...
Alain Gui Clément, Oie, huile sur toile, 101 x 81 cm
Jean Lafforgue, Avril (2), acrylique sur toile, 2007, 100 x 100 cm
Jacques Brianti, Corps aux oiseaux, huile sur toile, 1970, 72 x 100 cm

Bruno Laxague, Fossile, huile sur papier, 2006, 26 x 37 cm

Jérôme Forsans, Adam, acrylique et fil d'étain sur bois, 2007, 80 x 60 cm

Eduardo Arroyo, Taureau, aquarelle et encres sur papier, v. 1960, 30 x 50 cm
Loreto Corvalan, acrylique sur papier, 2006, 25 x 25 cm

Gui Boyer, Le Minou, pastel sur papier, 17 x 14 cm

Emmanuelle Hirsch, Vache, encres et crayon sur papier, 1998, 30 x 30 cm

Bessompierre, L'Illusion taureaumachique, encres de Chine sur papier, 2006, 26 x 35 cm
Marie Thusseau, cochon, dessin et collage, 2007, 23 x 32 cm
Marie Thusseau, "anatomie d'un chien"
Marie THUSSEAU
« anatomie d’un chien »
exposition du 30 mai au 29 juin 2007
au Centre d’Animation Culturelle
12, place de la République
31 PORTET-sur-GARONNE
Tél. : 05 61 76 29 31
Ouverture du lundi au vendredi
de 9h à 12h et de 13h30 à 18h,
et le samedi de 10h à 12h30
En partenariat avec la galerie l’Art en Stalles
Variations sur un thème, anatomie d'un chien.
dessins, gouaches et collages
J'ai choisi de consacrer une série de peintures, à partir de 2004, sur un sujet familier, le chien. Cette série m'a été inspirée à la suite d'un petit détour par l'étude du corps humain qui me semblait nécessaire pour revenir aux bases du dessin.
Je suis passée, pendant une courte période à l'apprentissage du nu dans un atelier du soir, qui grâce à ce rapport important au modèle allait me libérer de mes sujets.
A défaut d'avoir pu approfondir ce travail et pour pallier mon manque de modèle, je me suis tournée vers mon chien plutôt statique.
Du fait de sa proximité, il est devenu un excellent prétexte pour que je puisse emmagasiner un maximum d'informations sous la forme de dessins, de gouaches, me permettant ainsi de créer un répertoire sur les différents états de son corps.
J'ai utilisé la série comme une discipline expérimentale pour faire varier la matière allant du dessin de précision, à l'esquisse, de cette transposition de la trame, à la touche picturale. ce chien est devenu un motif à décliner selon les paramètres de la composition, du cadrage, de la matière, selon le choix de l'harmonie de couleurs, des angles de vue et de leurs incidences sous la forme de déformations.
J'ai donc utilisé la série comme une discipline expérimentale offrant aux spectateurs plusieurs entrées possibles.
Ainsi à travers ce thème, je ne me soucie pas du « quoi peindre » mais du « comment peindre ».
Cette série fonctionne dans la lignée de mes recherches picturales précédentes.
Je procède depuis 1998 à un travail en série qui questionne le rapport des couleurs. Je pars d'un sujet qui devient prétexte à peindre abstrait et je varie les paramètres d'un seuil à un autre. Autrement dit, à chaque fois la peinture prend le pas sur le sujet.
Marie THUSSEAU
exposition Emmanuelle Hirsch, Crouseilles
exposition
Emmanuelle HIRSCH
peintures 2004-2007
grande salle
Château de Crouseilles
du 8 mai au 3 juin 2007
Mémoire et effacement
Depuis 2004, pour sa peinture, Emmanuelle Hirsch utilise et triture la photographie.
Personnages costumés et cravatés, en jeans, portraits de famille et d'enfants, saisis puis tronqués, ressérés, recadrés.
Sur des fonds neutres, blancs ou bleuis, ses figures surgissent à la manière de l'affresco (à fresque, de l'italien fresco : frais). L'acrylique, menée avec légereté, au sens de la gestualité et de la consistance, construit le dessin, et l'extrait de la toile pour rendre ces personnages comme suspendus et fantomatiques, présents et/ou passés.
Un travail d'extraction de mémoire qui n'est que matière et prétexte à peindre. Au final peu importe qui sont ces « sans titres ». Vouloir – ou pas – voir et montrer ses empreintes et traces personnelles pour les transformer en peintures.
Les séries d'Emmanuelle Hirsch, que ce soit dans la forme ou dans le fond, convergent vers le même questionnement, celui, fondamental dans l'art, de l'instant de l'achèvement de l'oeuvre : l'achevé, l'inachevé, déterminer ce moment, cette notion, tout en en faisant le sujet principal, la démarche.
La peinture existe encore pour poser des questions, mais aussi pour que l'on se l'approprie sans se poser de questions ! Celle d'Emmanuelle Hirsch contourne et dépasse les limites de la photographie et de son hyperréalité.
La boucle est bouclée, il suffit de regarder.
Sylvio Brianti
Interroger les rapports photographie/peinture.
Ma pratique picturale se situe dans cet entre-deux .
Comme au cours d’un développement photographique, la figure apparaît puis disparaît lorsque la peinture se révèle par des débordements, des dégoulinures, des traces, des gestes.
Laisser les tableaux dans cette impression d’inachevé, dans la suspension du doute.
Emmanuelle Hirsch
Emmanuelle Hirsch est née en 1971.
Elle vit et travaille à Tarbes,après des études d'arts plastiques à l'Université de Toulouse Le Mirail (1995-2000)
Expositions
2007
Résonances, Théâtre Jules Julien et galerie Lulu Mirettes, Toulouse
2006
Petits formats, galerie Lulu Mirettes, Toulouse
La Garonne expose, Toulouse
Voeux d'artistes, Toulouse
L'Art sur place, Toulouse
2005
La Garonne expose, Toulouse
Voeux d'artistes, Toulouse
L'Art sur place, Toulouse
2004
La Garonne expose, Toulouse
1998
Art d'Aqui, Marciac
Château de Crouseilles (64), ouvert touts les jours de 10 à 19 heures.
Exposition organisée par les Vignerons de Crouseilles, dans le cadre de leur programme d'été "Crouseilles en fête", en partenariat avec la galerie l'Art en Stalles.
Inauguration le dimanche 13 mai à 11 heures.
Téléphone : 05 59 68 10 93
acrylique sur toile, 2004, 100 x 80 cm
acrylique sur toile, 2005, 100 x 80 cm
Hommage à Pierre François
C'est avec une immense tristesse que nous avons appris la disparition subite de Pierre François le 13 février dernier à Sète, à l'âge de 71 ans.
PIF, tel était son surnom !, avait fait une double exposition à la galerie et au Prétoire à Lannemezan l'été 2002. Il avait notamment présenté sa toile géante de 15 m sur 2,5m, réalisée en 1984 (montrée pour la première fois au Festival d'Avignon chez son complice théâtral de toujours André Benedetto) d'après le Monument aux morts de Lodève sculpté par Paul Dardé, un plaidoyer intemporel contre les guerres. Et à Pouzac un panorama de ses oeuvres récentes.
Inspirateur avéré, discret et modeste de la Figuration Libre, son oeuvre puise dans le plus grand des désordres dans la ville de Sète, le port, les cargos, la musique, des clins d'oeils permanents aux grands artistes de l'histoire de l'art..., mais dans le bon ordre de sa conduite artistique, c'est à dire avec humour, couleurs, inventivité et poésie.
Tous ceux qui l'on cotoyé cet été là n'ont pas oublié sa gentillesse et modestie, sa facilité mécanique et spontanée à écrire et répondre à des courriers, toujours en peinture et en graphismes.
De son séjour dans les Pyrénées, il avait été très impressionné par la montagne des cols, et avait peint plusieurs oeuvres, notamment une grande allégorie sur le Tour de France présentée dans l'exposition collective « Pyrénées ».
Je me permets de republier ce texte ci-dessous, écrit en forme de lettre pour le dépliant de l'exposition de 2002, pour lequel j'avoues, il n'y a pas grand chose à changer, tant cet homme et artiste était d'une belle constance.
« Cher Pierre François,
Il est très difficile, en si peu de lignes, de résumer votre parcours artisitique, pas loin de 50 années de créations en tous genres, à peu près tout, en fait, ce que peut produire un artiste « complet », curieux, inventif et libre. Et ce, sans s'obliger à peindre sur toile, sur papier, et même dans un atelier.
Pendant ces années de créations, vous avez fait du sport, un peu de droit, été courtier en vin, élevé des moules, vendu des machines à écrire... Mais cela est bien anecdotique en regard de la constance de votre oeuvre : tableaux, dessins, sculptures, illustrations, dessins animés, décors de films et de théâtre, costumes, affiches, gravures, santons, jouets, etc., etc.
En fait, vous peignez sur tout ce qui bouge, ou plutôt ne bouge plus, et c'est là je pense une des forces principales de votre travail, sans vous soucier, mais en tenant compte forcément, des supports employés, des formats et des possibilités de ces supports. Et ce avec toutes les peintures possibles et sous la main, qu'elles soient noblement artistiques ou bassement industrielles.
Il paraît que vous aimez bien un certain nombre d'artistes, parmi lesquels Picasso, Dufy, Matisse, Braque, Chagall, Ingres, Botticelli, Van Gogh, Gaudi, Dubuffet, Desnoyer... et vous leur rendez hommage régulièrement. Et ils vous le rendent bien lorsqu'on voit le résultat.
Vous aimez aussi beaucoup Sète, votre ville, où vous êtes né en 1935, et où vous avez quasiment toujours vécu, qui vous le rend bien aussi dans les oeuvres que vous lui consacrez depuis toujours. Il y a beaucoup de peintres à Sète, paraît-il, qui peignent des bateaux (pour de vrai) et des tableaux. Mais il me semble que le peintre de Sète en tous points, c'est bien vous.
D'ailleurs, et c'est Félix-Marcel Castan qui l'a écrit le premier en 1987, vous seriez le père de la Figuration Libre. Ces présumés enfants sétois que vous auriez eu (Combas et Di Rosa pour ne citer qu'eux) ne l'ont jamais démenti, ni confirmé. Vous non plus ! Ils ont du penser aussi à votre collègue languedocien de talent René Biosca.
Peu importe, l'on a beau tenter de vous mettre des étiquettes diverses et variées – artiste naïf, brut, décorateur, illustrateur, figuratif libre... -, même s'il y a un zeste de vérité dans tout cela, l'étiquetage du Pierre François tombe à l'eau du port de Sète !
L'univers que vous développez, aux sources de l'art du XXème siècle que vous aimez et digérez avec allégresse au fil de vos productions, s'avère hors normes. Comme les univers de vos amis de la colonie sétoise à Paris dans les années 50 : Biosca, Agnès Varda, Georges Brassens, Boby Lapointe, Suc et Serre...
Une liberté certaine de ton teintée de fraîcheur et d'impertinence, c'est là le fil conducteur de votre oeuvre, qu'il ne faut pas chercher dans une linéarité de sujets, de séries, de périodes. Votre peinture avance dans sa forme, avec jubilation, non sans maturité, sans se poser de questions contraignantes. » Sylvio Brianti, 2002
BESSOMPIERRE
SAUVAGE ET CIVILISATION
L'illusion tauromachique
Texte et dessins de Bessompierre
Ce livre du peintre Bessompierre commence par un texte sur le taureau, animal sauvage qui s'oppose à la civilisation, qui pourtant place la corrida dans sa perspective. Par les divers points de vue qu'elle sollicite, pour tenter d'en avoir une vision synthétique, la corrida ne nous offre finalement qu'une succession de points de vue emboîtés, où, sans cesse, une illusion en cache une autre et laisse planer ce mystère que d'aucuns s'attachent à percer et qui n'est que le fait de la variation des époques à travers un phénomène extraordinaire et pour cela impossible à voir dans une immobilité.
A la suite du texte viennent les 61 dessins à l'encre, qui poursuivent le livre dans une histoire visuelle racontée par le chevauchement des deux séries de dessins qui la composent.
Un très beau livre où texte et dessins sont une oeuvre authentique comme certaines "tauromachies" ont fait figure d'artiste.
Format : 24 x 16,5 cm / 136 p. / numéro hors-série de la revue La Nuit, ISSN : 1953-6291 / Prix public : 24 euros TTC
A commander chez l'éditeur : Irénée D. Lastelle
ADRESSE POSTALE : La Nuit, B. P. 20227, 13635, Arles Cedex. slvlanuit@free.fr
Diffusion/Distribution : éditions Sulliver.
www.geocities.com/editionssulliver/d.htm ou www.geocities.com/revuelanuit
A noter que Bessompierre vient également de produire une belle couverture chez cet éditeur, pour le livre HERMAN MELVILLE par, LEWIS MUMFORD (Traduit de l'américain par Nicolas Blanc-Aldorf, Fanny Tirel, Patrick Chartrain et Irénée D. Lastelle).






















